Houellebecq, version espagnole

Toujours intéressant de lire un de nos écrivains s’exprimer dans un média étranger surtout si ce n’est pas un gros tirage anglo-saxon…

C’est donc une entrevue accordée par notre prix Goncourt 2010 au journal El PAÍS lors d’un festival de littérature au pays basque. C’est ici pour l’article en version originale.

J’ai traduit les passages qui me semblent intéressants.

Q. L’écrivain a-t-il une responsabilité envers le monde dans lequel il évolue?

R. Je n’ai aucune responsabilité à l’endroit de la société, ça ne m’intéresse pas. Je m’intéresse aux gens. Si la société veut continuer, qu’elle se démerde elle-même. Je ne suis pas là pour recréer de la cohésion sociale ou pour aider les politiques.

Q. Vous pensez que c’est le moment de revoir le Panthéon littéraire du XXème siècle?

R. Oui, c’est le moment.(…). En France, on a coutume de dire qu’au XXème siècle, il y avait Proust, Céline et puis plus rien derrière. Ça c’est le point de vue français. Pérec est très ignoré. Il y a aussi un génie oublié, le seul que je connais, Jean de La Ville de Mirmond. De plus au niveau international le duo Sartre-Camus a bien marché, pour des raisons affectives, mais on a oublié Lévy-Strauss, qui en plus de la réflexion avait aussi le talent littéraire. On ne perd jamais son temps à le lire, c’est bien plus fluide et intéressant que Sartre. Lorsqu’il est mort, j’avais l’impression qu’on rendait les honneurs à un vieux sage qui n’avait pas réussi à toucher le grand public.

Q. Que pensez-vous d’Hemingway?

R. Ça vaut rien, il est totalement surestimé. On m’a raconté l’anecdote suivante, je ne sais si elle vraie mais elle illustre bien le personnage. Quand il était dans son époque macho-corrida..un type entra dans sa chambre d’hôtel et le vit se coller des poils sur le torse.

Q. On imagine que la littérature n’est plus rentable à l’heure de la révolution technologique, que peut-être la prochaine génération d’écrivains devra trouver un autre moyen de subsistance…

R. Oui, ce serait un problème, nous devrions revenir à l’époque aristocratique, au mécénat. J’ai toujours dit, en partie parce que je le pense mais aussi pour titiller pas mal de monde, que nous aurions pu vivre sans problème dans un système soviétique. Et vu que je suis bon, j’aurai été protégé par le parti

Q. Ou peut-être qu’on vous aurait coupé la tête, suivant les indications de quelques critiques.

R. En URSS, je ne crois pas, ils étaient bien plus libéraux que nous le pensons.

P. Un Michel Houellebecq n’est-il possible qu’en démocratie?

R. Oui, c’est probable. Du moins, il faut le supposer…(silence et il change de sujet). Il faudrait que les écrivains trouvent des métiers moins absorbants. L’administration publique en France a fait beaucoup pour la littérature. Mallarmé fut fonctionnaire, il faut des espaces protégés comme cela…J’ai passé dix ans de ma vie à écrire et à travailler.

Q. Mais on parle d’efficacité, de réduire l’État-Providence…

R. Je dis simplement ce qu’il en était. La fonction publique a joué un rôle essentiel dans la littérature française. J’ai démissionné il y a un an, seulement, jusqu’alors j’étais en disponibilité pour convenance personnelle. Convenance personnelle, l’expression est magnifique. Avec le boulot que j’avais à l’Assemblée Nationale, j’aurai pu continuer sans problème.

Récemment découvert Jacques Chessex avec la lecture du Vampire de Ropraz. Je vais continuer de lire cet écrivain.


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Le château

« C’est un problème », que j’explique au professeur – et tout dans son antre inspire l’autorité, et donc la crainte, ce grand bureau en chêne massif, ces tonnes de livres dans l’imposante bibliothèque, ces diplômes et peintures prétentieuses accrochés sur le mur, tout un tas d’autres trucs luxueux dont je ne connaissais même pas l’existence – et comme je suis difficilement impressionnable, je continue d’expliquer. « Il s’invite dans ma chambre… à l’improviste, et il est tellement vulgaire et intrusif, vous verriez ça, je le soupçonne même d’être d’extrême gauche pour tout vous dire! »
Pas de réaction. Ou peu.
« – Bien, finit-il posément par demander, à quoi ressemble t-il?
– Chauve, trente-cinq quarante ans, gras! »
Il réfléchit un instant.
« – Il me semble qu’aucun patient ne correspond à votre description Monsieur Terby, je me vois désolé de vous le dire…
– Ne pourrait-il pas s’agir d’un employé, d’un visiteur extérieur – que sais-je? les mabouls sont partout!…
– Non, non, impossible! il répond avec intransigeance en notant quelque chose sur le carnet qu’il tient devant lui, les portes sont fermées à double tour et notre gardien de nuit veille. »
La suffisance me répugne, entre autres choses qu’il serait fastidieux d’énoncer, et je pousse ostensiblement un soupir. Soupir dont Monsieur le directeur de l’établissement ne se formalise pas, plein de patience:
« – Qu’est ce qui ne va pas? il demande finalement.
– Rien, rien ne va, c’est une maison de repos n’est ce pas… et j’aimerais me reposer. Ce qui semble impossible si un tas de débiles vient me visiter jusqu’à pas d’heure, moi le génie qui passe et qui pense au milieu de la médiocrité alentour qui pèse et qui danse – vous devriez noter cette phrase géniale quelque part -, c’est votre job, mon vieux, d’assurer ma tranquilité et de rétablir ma personne dans sa totalité complexe!
– Oui, oui… » il répond en notant toujours et encore.
Le téléphone retentit.
« – Oui, j’arrive tout de suite! » qu’il fait, en me demandant de patienter, rien de grave, il sort en courant, sans doute un résident qui s’est tranché les testicules…
J’attend, jette un oeil sur ce qu’il a noté: des croix, des ronds, des cases, cette saloperie fait un morpion pendant que je l’y cause de mes malheurs. Je visite sa bibliothèque: Freud, Jung, Lacan, que des trucs de tordus, et Kafka, tiens, ça c’est pas mal, mais je doute que ce con y entende quelque chose. J’ai gagné ma journée, et: Le château – que je glisse sous mon pull.
Il revient vite. Bien, bien, il s’occupe de tout qu’il m’assure, pas d’inquiétude, Terby peut aller manger sa soupe, prendre les pilules appropriées, et dormir tranquille.
Ce que je fais, je suis un garçon conciliant comme garçon.

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Bruno Gollnish ou Marine Le Pen ?

Pour moi c’est Bruno et pas Marine.

Je m’empresse de dire que c’est une affirmation purement gratuite : je n’ai jamais été membre du FN, n’ai pas l’intention de le devenir, je ne voterai donc ni pour l’un ni pour l’autre dans cet affrontement pour le contrôle de l’appareil du parti.

Un détour : les deux maladies

Qu’on me permette un premier détour dans ce billet. J’écris bien : affrontement pour le contrôle de l’appareil du parti, avec une sorte de délectation. Car la première leçon de ce scrutin c’est qu’enfin le FN devient un parti politique, non plus un machin folklorique rempli d’une abominable quincaille de vagues idées patriotiques ou dévotes. Anecdote : lors de la scission FN-MNR, il y eut une réunion déterminante où les mégrétistes allaient l’emporter. Il fallait gagner du temps, celui de convaincre quelques caciques et autres personnages de retourner au bercail lepéniste avec leurs troupes. C’est Roger Holeindre qui a eu l’idée géniale qui sauva Jean-Marie Le Pen : il s’est levé et a commencé à entonner La Marseillaise. Par le premier couplet. Jusqu’au dernier. Il doit être l’un des derniers Français à savoir tous les couplets, hors peut-être les chorales militaires. Pendant ce temps, en coulisse, on mit à profit ces longues minutes pour promettre aux uns, conseiller amicalement les autres, flatter les derniers. Les mégrétistes avaient perdu. À quoi cela tient-il, hein ? Cette fois le trait était un peu gros, mais ce genre d’affligeante manipulation fondée sur le folklore tricolore a eu ses grandes heures, dans tous les domaines, au FN. À bien des égards elle a servi de cohésion artificielle, de pauvre ersatz aux idées manquantes et, finalement, de méthode de gouvernement du Front.  Mais on peut espérer que l’institutionnalisation de la compétition pour la tête du parti va permettre d’en finir avec ce genre de grotesques manipulations pour comices nationalistes.

La plus belle du comice

Un parti donc avec des courants, des gens qui s’affrontent, des visions différentes de l’avenir. On semble bien par le fait même en avoir fini avec cette calamité qui était la couche la plus profonde et la condition des phénomènes que je viens d’évoquer : l’idée grotesque qu’il suffit de tous s’unir pour gagner, cette désespérante ritournelle de l’union, cet avatar handicapant du mythe de la volonté unanime que nous ressortent encore quelques militants, pour déplorer que tout le monde ne s’embrasse pas dans les plis du drapeau, Bruno président et Marine candidate ou l’inverse. L’effacement de Jean-Marie Le Pen – dont on ne dira jamais assez combien il fut un personnage déterminant en agrégeant autour de lui des tendances disparates à un moment où l’extrême droite française était devenue quasi-inexistante à force de divisions et de faiblesse — cet effacement aura eu le mérite de porter des coups aux deux pires bêtises qui ont empoisonné la droite dite nationale : le mythe de l’union et celui de l’homme providentiel. Fin du détour

Deux visions

Deux visions s’affrontent donc dans ce scrutin et c’est en soi une bonne chose. Quelles sont-elles ? Ouvrons les gazettes : d’un côté Marine, qui voudrait dépoussiérer le Front, en faire « une machine de conquête du pouvoir », qui semble aussi avoir une ligne plus sociale. Bref une sorte de jeunesse, de changement, yes she can et tout ça. On a bien compris que cela séduisait, de Libération jusqu’à l’hebdomadaire people gaulliste Paris-Match. Certains précisent qu’elle serait favorable au sionisme ou hostile à l’abrogation de la loi Veil.  De l’autre côté Bruno, censé représenter la vieille garde, sorte de réunion à mi-chemin entre un congrès d’anciens combattants et des gardiens du temple en procession, un peu grognons, un peu réacs. Bruno qui séduit moins la presse, qu’on pense plus vieille France : catho, royco, poussière des siècles. Moisi diraient certains.

Bien plus : les soutiens des uns et des autres à l’intérieur de la famille nationale semblent ouvertement accréditer ces idées toutes faites forgées par une presse dont on a toutes les raisons de se méfier quand on veut bien se souvenir du traitement infligé par elle dans le passé au Front national. Par exemple, Nation Presse Info soutient Marine en expliquant à quel point ce sera chouette de faire du FN une machine à gagner. Ainsi Jérome Bourbon, du fond de son sectarisme borné, explique non sans humour que Bruno est le seul digne de confiance si on ne veut pas voir un char du FN à la Gay Pride.

J’avoue être, dans un premier temps, assez peu attentif à leurs arguments : d’une part ils recoupent trop pour être honnêtes les visions sommaires et niaises de la presse française pour laquelle nous n’avons ici qu’un compact mépris, d’autre part ces déclarations idéologiques m’intéressent peu. Comme les labels des poulets fermiers, elles sont là pour attirer le chaland et provoquer une fausse impression qui recouvrira la compulsion d’achat, il faut regarder ce qu’elles masquent comme pratiques. Et à défaut de pratique du pouvoir dans les cas qui nous occupent, il faut faire le tri dans les déclarations politiques précises des deux candidats.

Pour y voir clair, parlons politique, pas convictions affichées ou prêtées.

Nouveau détour : la troisième maladie

Car, qu’on me permette ici un nouveau détour, s’il est une troisième maladie de la droite dite nationale, après l’homme providentiel et l’union, c’est celle d’une certaine vertu de la sincérité et de la volonté. Ceux qui se souviennent de Barthes… oui j’entends pouffer les réacs professionnels qui font conviction de ne lire que Bloy et Bernanos ; laissons les pouffer, ils sont si verbeux qu’ils nous retarderaient trop — ceux qui se souviennent de Barthes donc, évoqueront ici la mythologie sur Poujade et l’équivalence ; appelons donc ça la maladie de l’équivalence. Dans le monde simple de la droite nationale, les éléments politiques et moraux se correspondent symétriquement, et sont donc susceptibles de compensation symétrique à fin d’annulation pour retrouver un ordre dit normal ou naturel, y compris ordre des choses politiques. À la volonté mauvaise des comploteurs juifs ou franc-maçons, il faudrait opposer une volonté droite. À la dissimulation qu’on prête à l’ennemi, il faudrait opposer une claire sincérité. Ils sont pourris ? alors tête haute mains propres. Ils ont pour arme la combine électorale et la tractation politique ? alors il faut refuser tout compromis et l’appeler compromission. Le père de tout cela c’est un peu Maistre, qui n’a pas compris que, si : il faut de toute évidence une révolution en sens inverse, et pas l’inverse d’une révolution, impasse éthérée où depuis si longtemps se complaisent des gens qui passent leur temps à faire remarquer combien ils ont les mains propres alors qu’ils n’ont simplement pas de mains (ironie supplémentaire, la formule fut inventée pour parler des kantiens qu’ils haïssent tant…)

La conséquence de ce déplorable état des mentalités à droite est évident : chaque fois qu’il y a quelque chose d’essentiellement politique à faire, chaque fois que c’est précisément la transaction et la négociation qui sont en jeu, ils trouvent un truc pur et candide pour se draper dedans et ne rien faire. Les autres, « le système » réussirait par un mal qu’il faut annuler ainsi, par une duplicité qu’il faut combattre en claquant son étendard au vent, par de mauvaises intentions dissimulées qui doivent inciter à en avoir de bonnes hautement proclamées, même au prix de toute efficacité prévisible.

Évidemment, ça foire depuis vilaine lurette et cela se résume surtout à une manière de n’arriver à rien de politique puisqu’on ne fait rien de politique, ayant récusé les conditions mêmes de l’action politique au profit d’une supériorité morale — qui peut-être réelle d’ailleurs — mais qui ne conduit qu’à sa propre célébration, qui plus est chantée entre soi.

Qu’on me permette un court détour dans le détour : de là vient aussi l’invraisemblable haine envers Nicolas Sarkozy que l’on constate de plus en plus parmi les idéologues du Front National, haine absurde qui les ferait bien un jour voter Aubry, haine fondée sur l’idée que Nicolas Sarkozy aurait « volé » des voix (comprenez qu’il a su en faire une majorité, lui, qu’il a su être politique, précisément).

La question importante

Les deux premières maladies de la droite dite nationale, l’homme providentiel et le mythe incantatoire de l’union, on l’a vu, sont à peu près éliminées du fait de l’effacement de Jean-Marie Le Pen et du fait même d’un processus de désignation de son successeur où deux candidats s’affrontent. L’un de ces deux candidats est-il à même de faire tant soit peu reculer cette troisième grande maladie de la droite nationale, la maladie de l’équivalence, que je viens d’évoquer ?

C’est à mon sens la seule question importante de cette élection.

Donc, en la traduisant de manière politique, de manière politicienne, quelles sont les stratégies possibles ? Et l’une d’entre elle nous ferait-elle avancer dans cette voie ?

À Marine Le Pen, on prête généralement dans la presse l’intention de s’allier avec l’UMP. Fort bien. Mais cette intention est-elle vraisemblable et l’a-t-elle elle-même proclamée ? Un premier indice est qu’elle se présente comme l’héritière de son père. Ce point pourrait être débattu si Jean-Marie Le Pen avait tenu une sourcilleuse neutralité entre les deux candidats. Son parti pris pour Marine, assez transparent, ne laisse place à aucune ambiguité, même s’il est bien évident que Bruno Gollnish doit lui aussi de quelque manière, aussi bien tactiquement que par conviction, s’en dire héritier. Or quelle a été la stratégie constante de Jean-Marie Le Pen ? celle de « l’assèchement du marigot », du refus constant de toute alliance, ou du moins de la solliciter clairement et régulièrement faute, il est vrai, qu’elle lui ait été proposée… avec le succès que l’on sait : 20% en 2002, score inespéré réalisé au pire du discrédit de Jacques Chirac. Score insuffisant. De plus, Marine a récemment répondu sans nuance à la proposition, sans doute intéressée, mais c’est la loi du genre, du député UMP Vanneste : « pas d’alliance » a-t-elle redit de manière qui plus est assez désagréable pour ledit député, qui n’est pourtant pas le pire de la bande.

Inversement, on prête à Bruno Gollnish une raideur toute catonienne, on prophétise qu’avec lui toute alliance sera impossible. Je ne sais pas si cette raideur est dans son caractère. C’est un homme qui paraît urbain et usé aux jeux d’assemblée du Parlement européen. Surtout, il a récemment répété à plusieurs reprises qu’il pourrait tout à fait envisager une alliance avec l’UMP sur la base négociée de la réalisation d’une partie du programme de Front. Pour du changement en voilà. Et pas du côté où les gazettes nous le promettaient.

La rupture avec notre troisième maladie de la droite nationale, ce mélange d’arrogance morale qui croit suffire à tout et d’intransigeance impolitique, elle semble bien être du côté où la presse ennemie qui prend parti pour Marine se garde bien de la souligner.

Il ne suffit pas de dire qu’on veut faire du Front une machine à gagner les élections. Il faut encore dire comment. Avec des alliances négociées pour transcrire dans les textes et les pratiques une partie du programme du FN, dit Gollnish. On peut en discuter, on peut apporter des réserves, peut-être. Reste qu’il y a là une stratégie cohérente, vraisemblable et qui a le mérite de rompre dans une certaine mesure avec ce qui a constamment failli depuis trente ans.

Je ne vois rien d’aussi cohérent, d’aussi vraisemblable, d’aussi précis chez Marine, dont la volonté de rupture avec ce qui a failli paraît moins nette, malgré quelques formules vagues ou toutes teintées d’un volontarisme d’autant plus suspect qu’il participe à notre maladie de l’équivalence et l’entretient dans l’esprit des militants (en face ils seraient pourris et ne diraient pas ce qu’ils veulent faire, il suffirait d’être honnête et de déclarer volontairement ses intentions en face d’eux pour gagner naturellement).

Les questions secondaires

Et cette question centrale, telle qu’elle est et telle qu’on nous la présente au rebours de ce qui est, me semble aussi commander aux questions secondaires, celles que l’on agite constamment.

  • L’avortement et la loi Veil. D’abord je ne suis pas sûr que le sujet intéresse tant de monde que cela dans la population générale (et je m’empresse de dire que personnellement il m’est indifférent tant qu’on ne pose pas la question de quelles populations sont avortées ou non — c’est un débat qui déborde ce billet). Mais c’est l’un de ces sujets pièges que l’on agite facilement dans une élection interne. Il est bien évident que personne ne peut parvenir au pouvoir en proposant d’interdire l’avortement, quoi que prétendent quelques maniaques qui ne mesurent pas à quel point cette exigence est devenue un repoussoir absolu pour la plus grande partie de l’électorat. En revanche, dans un cadre politique de participation au pouvoir, il serait  possible de poser des jalons qui, dans l’avenir, permettraient sans doute que la question puisse redevenir simplement audible et débattue. C’est donc plutôt la candidature Gollnish qui me semble susceptible de faire progresser ce point, car sans pied dans la porte des institutions, comment poser ces jalons ? Et sans poser ces jalons comment poser la question sans être ipso facto disqualifié pour prétendre la résoudre un jour ? À moins que le ciel ne s’entr’ouvre je ne vois pas…

  • L’antisémitisme. Marine serait sioniste, ouverte aux juifs, trop disent certains. Bruno serait le contraire. Il est vrai que là plus qu’ailleurs certains soutiens de l’une et de l’autre illustrent caricaturalement ce que l’on dit dans la presse, laquelle n’est jamais désintéressée. Car il faudrait nuancer : ainsi met-on peu en avant le soutien apporté à Marine Le Pen par de furieux antisémites comme Bouchet, ou le soutien apporté à Bruno Gollnish par des élus pondérés qu’on serait bien en peine de taxer d’antisémitisme. Au total, nos amis juifs (et ce n’est pas une formule, nous le reproche-t-on assez régulièrement !), puisqu’ils sont les premiers concernés, devraient se demander lequel des deux devra donner des gages à qui ? et de quelle nature seront ces gages ? Marine Le Pen devra, après une campagne où elle aura paru « philosémite » de l’avis unanime, donner quelques gages à l’aile la plus droitière où l’antisémitisme de droite, ce bon vieil antisémitisme à la con, a encore quelques partisans — bien plus clairsemés et inoffensifs dans les faits que ne sont les partisans du nouvel antisémitisme de gauche et pro-palestinien, remarquons-le en passant. Elle le fera avec la même facilité à promettre, à frapper des formules ou à rester dans le vague qu’elle met aujourd’hui à promettre le contraire, à frapper ses formules dans l’autre sens, avec le même vague. Si son but n’est pas de faire alliance, mais de perpétuer le FN « à papa » tout cela n’aura d’autre importance qu’interne et tout s’équivaudra. Gollnish devra, lui, se dédouaner de certaines positions de ses partisans les plus encombrants. Ne le fera-t-il pas d’autant plus substantiellement qu’il voudra laisser la porte ouverte à une véritable alliance de gouvernement qui permettrait de réaliser une partie du programme du Front ? Cantonner ce vieil antisémitisme de droite dans son rôle de folklore auquel une minorité est névrotiquement attachée en lui concédant le moins de place possible ne sera-t-il pas une condition même de sa stratégie qui n’exclura plus a priori une alliance sur des objectifs politiques précis ?

  • Troisième thème agité ces temps-ci : la réintégration des exclus. Si la qualité de certains est évidente, la perspective de me voir asséner les bredouillis confus et répétitifs de l’Ayatollah Cassoulet par exemple ne m’enchante guère. Pas plus que les leçons de morale de sa Jeanneton qui ne trouve rien de mieux à dire que régulièrement confier en transe à un public dont une partie notable est issu de familles recomposées que ça fait de manière immanquable des délinquants drogués et vicieux… Mais ceux-mêmes dont l’étroitesse d’esprit est affligeante ne seront pas de trop pour faire nombre. On comprend mal comment Marine prétend à la fois rejeter toute idée d’alliance et refuser le retour de troupes indispensables. À moins qu’elle ne pense prendre un virage tel qu’elle disputera leurs électeurs à Besancenot et Mélenchon ? La nécessité une fois reconnue de les réintégrer, et donc de faire de quelque manière droit dans le programme à leurs idées pénibles et farfelues, le mieux ne sera-t-il pas d’utiliser ce lest idéologique pour en faire ce qu’on fait de tout lest le moment venu : le jeter par dessus bord, en paraissant le sacrifier, pour faire aboutir dans une négociation des points programmatiques plus sérieux ?

Ainsi quand l’on considère ces questions secondaires si violemment agitées, le choix apparaît aussi clair que lorsqu’on s’attache à la question principale.

Conclusion un brin sentencieuse

Marine Le Pen ce serait, sous des dehors de modernisation volontairement mis en avant par la presse ennemie pour peser sur ce vote, la continuation dans la même ornière : un Front National isolé, une droite qui restera absurdement coupée en deux et où aucun des points programmatiques du Front ne verra les conditions où il serait réalisable ; bref : la suite récidivée de ce que certains appellent irrévérencieusement la boutique familiale.

Bruno Gollnish, sous des dehors de rigidité idéologique tout aussi volontairement entretenus par la presse ennemie pour peser sur le vote, ce serait au contraire la réalisation d’une condition nécessaire pour sortir de cette ornière : faire tomber le tabou que constitue au FN la possibilité d’une alliance avec la droite parlementaire sur des points précis issus du programme du Front afin de les réaliser, donnant-donnant, en sortant de l’absurde alternative entre le tout-tout-de-suite et le rien, alternative qui, à chaque élection, débouche sur le rien.

Condition nécessaire, pas suffisante, c’est entendu. Mais si l’on veut atteindre au suffisant, il faut en passer par le nécessaire : Gollnish président.

Bruno Gollnish

P.S. : il est bien évident que tout commentaire qui au lieu de parler de la succession viendrait me casser les… pieds, disons, avec des bêtises déjà cent fois réfutées sur l’avortement ou l’antisémitisme sera impitoyablement éradiqué.

P.P.S. Merci à M. pour la photo de Marine.

Publié dans Bidou côté Pipole | 101 commentaires

Bushman

31 centimètres d’une seule pièce. 17 centimètres de lame. Un poids de 290 grammes. Le Bushman de Cold Steel est un grand classique des sorties en nature. Il a pour lui des formes simples, une certaine élégance brute et une grande robustesse.

Sa caractéristique est de posséder un manche fait dans la même pièce de métal que la lame, qui s’enroule pour former un espace creux. Un trou est ménagé dans le manche pour pouvoir le transformer en épieu. Il suffit d’y rajouter une hampe de bois qui s’enfiche alors dans le manche d’acier ; le trou permet de la retenir fermement à l’aide d’un clou. Je ne crois pas que cette utilisation soit très plébiscitée, mais elle a le mérite d’être possible. J’ai déjà essayé quelques lancers, et à quelques mètres la sagaie à toutes les chances d’embrocher sa cible. Certains utilisent l’espace creux du manche pour y placer un mini kit de survie.

Certains autres encore se plaignent du manque d’adhérence du manche avec les mains mouillées. Ils le recouvrent alors de cordelette, paracorde, grip, ou d’un morceau de chambre à air. Ce qui autorise une double fonction ; d’allume-feu pour la chambre à air. Personnellement je n’en ai jamais ressenti le besoin. La prise en main est bonne et l’adhérence suffisante à mon sens.

Les fonctions du Bushman sont multiples, je l’utilise aussi bien en nature qu’à la maison. Dans un usage domestique il permet de préparer du petit bois pour la cheminée ou le barbecue, de trancher les pattes de volailles ou de petits gibiers. En nature, je l’utilise pour couper des branches ou des petits troncs servant au feu de camp pour les grillades. Pour bâtonner. C’est-à-dire faire du petit bois en se servant d’une autre branche pour frapper sur le dos de la lame et fendre une buche. Mais aussi pour des tâches plus fines, comme peler et trancher un ananas pour le petit-déjeuner. Ouvrir et écailler des poissons. Il peut aussi servir comme « piolet » pour faciliter l’ascension d’une pente herbeuse particulièrement raide. On pourra lui reprocher un manque d’inertie pour les travaux bûcherons mais c’est la contrepartie de sa légèreté.

Son acier carbone s’aiguise facilement. Et il est livré avec un étuis en cordura pour le transport.

Son principal avantage qui le différencie des couteaux de la même catégorie, c’est son prix modique. Moins de 30€ sur la plupart des sites marchands. A ce prix là on n’hésite pas à l’utiliser vraiment et sans peur de l’abimer.

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Week-End

De Villepin crache sur le camp auquel il appartient, au coeur d’une bataille politique. Les éditorialistes de gauche  adoubent la révolte d’un haut fonctionnaire contre sa famille politique, les mêmes nommaient Besson traître. Une situation absolument identique, deux traitements différents. Qu’on vienne me dire que la presse n’est pas de gauche après cela.

Entre la France et l’Allemagne, des gredins tentent d’empêcher un train transportant des matières radioactives de circuler.Leur présence nombreuse met la sécurité du convoi en péril.Le fait de ralentir ce convoi a comme conséquence d’exposer encore plus longuement les populations à des doses radioactives supérieures à la norme. Il y a quelques années, un jeune militant de Greenpeace est mort suite à une opération blocage qui a mal tourné sur un convoi de ce genre. Quelques jours plus tard, dans le quartier latin, un rabatteur de cette organisation me demande de signer un papier pour soutenir…je ne sais quelle cause. Je refuse et lui rétorque la bavure de son organisation suite à la mort du jeune homme. Il prend un air grave, les yeux sont illuminés d’une lueur de fous et et il me répond très sérieusement « Chaque cause a ses martyrs ». C’est là que j’ai compris que les verts étaient les mêmes tarés que les rouges…les mêmes idéaux…les mêmes méthodes…les mêmes résultats. Ces gens-là sont dangereux, fondamentalement.
La presse se perd en conjectures et hypothèses quant au futur premier ministre. Tous les mots sont décortiqués et analysés ad nauseam…beaucoup de raisons sont invoquées ici et là…Cherchez la femme, écrivait James Ellroy dans Le Dahlia Noir, pour arriver au coupable. Cherchons la femme donc, on aura sûrement le futur premier ministre. Le couple Borloo-Schönberg est médiatique, presque glamour…tout comme le couple Baroin-Laroque…ces couples pourraient prendre un peu de la lumière qui éclaire Sarko-Bruni.Pour cette raison, Fillon restera à Matignon.
Mélenchon insulte les journalistes à tour de bras, pour leur soi-disant, manque d’indépendance en rapport avec le gouvernement et vient se vautrer dans le canapé rouge de Drucker…Le même Drucker invité chez Ruquier, les deux quels, se battant pour la liberté d’expression affirmèrent qu’ils avaient toujours refusé de recevoir Le Pen, père et/ou fille…drôle de conception de la liberté d’expression.
Le Paris Saint-Germain a gagné contre l’Olympique de Marseille. Les journalistes s’évertuent à appeler ce match le Clasico…contresens footballistique absolu, vulgaire importation d’un concept hispanophone en France, mauvaise greffe, c’est un peu comme la fête Halloween en France. Victoire du Paris SG, l’essentiel est préservé.

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Comical Ben vous fait une allocution

Comical Ben Bernanke

Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke a répondu vendredi aux critiques adressées par bon nombre de pays à sa décision de relancer son programme d’assouplissement quantitatif en disant qu’il était « vital » pour la stabilité mondiale que l’économie des Etats-Unis retrouve de la vigueur.

Au bout du compte, a-t-il dit, le programme de 600 milliards de dollars de rachats d’emprunts du Trésor annoncé mercredi par la Fed permettra au dollar de regagner du terrain alors que son accès de faiblesse dans l’anticipation de la mise en place d’un tel programme a été dénoncé de Bogota à Pékin.

La décision de la banque centrale américaine a été décriée comme une entreprise isolée destinée à répondre aux seules difficultés économiques des Etats-Unis, ce qui laisse augurer d’un sommet du G20 agité la semaine prochaine.

Les puissances émergentes craignent que le repli du dollar ne provoque des secousses dans l’économie mondiale par le renchérissement de leurs propres monnaies qu’il risque d’entraîner, avec, à la clef, une possible formation de tensions inflationnistes et de bulles.

« Avec tout le respect que je leur dois, la politique des Etats-Unis n’a pas de sens », a déclaré le ministre allemand de l’Economie.

Ben Bernanke, en réponse à des questions posées par des étudiants, a au contraire estimé que les efforts consentis par la Fed pour soutenir la reprise encore fragile de l’économie américaine seraient bénéfiques pour le monde entier.

Je vous épargne la suite.

Effectivement, imprimer de plus en plus de dollars dans une économie où il faut au bas mot un dollar et demi de dette rachetée par la FED pour faire un dollar de croissance dans des statistiques truquées c’est une bonne manière de soutenir le dollar et la reprise — ne riez pas.

Exactement de la même manière qu’après avoir fini une bouteille de whisky on se trouve très malin en déclarant bien haut que continuer à boire est une bonne méthode pour ne pas avoir la gueule de bois.

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Dîner chez Beauvivier

 

En France lorsque l’on parle de menace terroriste ou d’islamisation, que ce soit à la télévision ou dans un dîner, on vous rétorque- des gens de gauche en général, c’est à dire presque tout le monde, de Mélanchon à Le Pen inclus- que cette menace n’existe pas ou, qu’elle existe mais qu’elle est minime, ou bien encore que de plus graves choses menacent le pays telles que les retraites des cheminots, les comptes en Suisse de Mme Bettencourt, les places en crèches qui manquent et la recherche d’une nounou trilingue pour le petit dernier, manifestement attardé mais on ne dit rien, de l’hôte; et qu’il n’est pas question de faire diversion ou de noyer le poisson avec des enfantillages d’idiot utile à relents racistes et xénophobes. On vous le fera payer. Mais, si vous avez encore le courage d’insister, on vous dira que de toutes façons c’est l’Empire américain et ses satellites occidentaux qui font du mal aux peuples opprimés et qu’il est normal qu’ils se défendent.

Notre ami Robert Marchenoir fournit quelques réponses clé en main à ressortir dans ce genre de situation avec des gens de gauches. Vous me direz : quelle idée de dîner avec des gens de gauche ? Je n’en sais rien. Peut-être qu’ils sont de droite en secret ? Peut-être faut-il absolument qu’un dîner ressemble à ces émissions de télé où il faut absolument débattre ? Tout cela est un mystère, mais en tout cas, vous admettrez que le rôle de mec de droite (le vrai : néo-conservateur libéral) est toujours bancal, ingrat; c’est celui qui rappelle quelques réalités peu ragoutantes. Bref celui qui pourrit la soirée. Le vôtre, donc, naturellement. C’est même pour ça qu’on vous invite. Le temps est donc venu de ne plus se faire inviter en débitant quelques vérités. Marchenoir n’a pas volé son pseudo.

Robert Marchenoir, donc , à propos du terrorisme islamiste chez Bouteille à l’Amer,dans Les Etats-Unis prêtent Ben Laden à l’UMP, les lumières baissent, les rideaux s’ouvrent, intérieur : salle à manger d’appartement haussmanien ou jardin de maison de campagne, un soir d’été, une huitaine de convives apprêtés, il y a même un pétard qui tourne, c’est dire si on est resté jeune et cool, mais aussi des bébés ce qui veut dire qu’on est quelque part concerné par les problèmes de la planète :

Un mec de gauche, gouailleux à souhait (il est venu accompagné) :

“Comment des abrutis pareils peuvent-ils constituer une menace quelconque ?”

Bob, assommé par les énormes conneries entendues depuis 45 minutes :

« Abrutis ? Pouvez-vous préciser votre pensée ? Abruti dans le sens de connard, salopard, enculé, vermine malfaisante à écraser d’un coup de ranger ? Ou abruti dans le sens de connard, imbécile, mongolien, personne en situation de handicap au niveau des facultés intellectuelles ?

Dans le premier cas, eh bien c’est précisément parce qu’ils sont des abrutis qu’ils constituent une menace.

Et dans le deuxième, heu… aussi. Depuis quand faut-il être intelligent pour constituer une menace pour ses semblables ? Pensez-vous que le pote à Ali, arbitre des élégances avec son port altier du collier de bites, ait sa carte du club Mensa dans sa, euh, poche (ou étui pénien, je ne sais) ?

Enfin, si “menace” signifie exclusivement “complot remarquablement compliqué exigeant de déjouer les défenses de l’ennemi grâce à une intelligence supérieure” (et à l’évidence cela n’est pas le cas), eh bien, dans le cas qui nous occupe, les complots de ce niveau sont légion, et les intelligences exceptionnelles qui les mettent point aussi.

Les preuves abondent :
– L’attentat au suppositoire explosif que je viens de citer*.
– Les attentats à l’imprimante piégée qui viennent d’être déjoués.
– L’attentat au slip piégé.
– L’attentat aux baskets piégées.
– L’attentat au shampoing piégé.
– L’attaque de Bombay.
– Un certain 11 Septembre.
– Le détournement d’Alger qui devait se terminer par la destruction de la Tour Eiffel.
– Les attentats de Londres.
– Les attentats de Madrid.
– Le mode opératoire qui consiste à violer des femmes, puis à les persuader de laver leur honneur en se transformant en bombes vivantes.

Etc, etc, etc. Ça, c’est un aperçu extrêmement restreint du rayon terrorisme.

Au rayon du djihad politique, qui est au moins aussi dangereux sinon plus, vous avez, entre autres :
– Arriver à persuader les Anglais, inventeurs de la démocratie et des droits de l’homme, de légaliser quasi-clandestinement les tribunaux islamiques jugeant selon la charia, pratiquement sans opposition politique.
– Réussir à créer une association des policiers britanniques musulmans, ayant pignon sur rue, qui soutient le djihad.
– Arriver à se faire nommer ambassadeur auprès de l’islam mondial par le président des Etats-Unis, tout en imposant un projet de mosquée sur les lieux du 11 Septembre (on aura reconnu l’imam Rauf).
– Être Tariq Ramadan.
– Arriver à financer massivement la subversion islamique en Europe et aux Etats-Unis, tout en étant sollicité (avec succès) par les Etats-Unis comme allié de pointe contre le terrorisme islamique (on aura reconnu l’Arabie saoudite).
– Réussir à se faire passer pour une victime des islamistes, tout en affirmant sa conviction que “l’islam de France” ne peut que reposer sur un Coran qu’il est absolument exclu d’amender (on aura reconnu l’imam Chalghoumi).
– Faire figure d’autorité musulmane “modérée” tout en dirigeant l’un des plus importants mouvements de subversion islamique en Europe (on aura reconnu Youssouf al-Qaradawi).
– Réussir à convaincre l’opinion occidentale que le Hamas représente un peuple palestinien opprimé, alors que l’un de ses dirigeants déclare publiquement que le but des musulmans est de devenir les maîtres du monde.
– Réussir à imposer, dans le droit fiscal français, des lois rédigées en arabe, faisant appel à des concepts musulmans, totalement incompréhensibles à la quasi-totalité des Français (y compris ceux qui se croient supérieurement intelligents, et qui le sont officiellement) ; et obtenir que la ministre des Finances elle-même s’en fasse la propagandiste.
– Arriver à rendre tout discours anti-musulman, à un niveau de responsabilité politique ou intellectuel significatif, extrêmement dangereux et coûteux, en obligeant ceux qui le tiennent à se faire accompagner 24 h sur 24 par des gardes du corps armés.
– Rédiger ça :
http://www.txnd.uscourts.gov/judges/hlf2/09-25-08/Elbarasse%20Search%203.pdf
(C’est le plan stratégique des Frères musulmans pour prendre le pouvoir aux Etats-Unis par la subversion politique, également appelée djihad civilisationnel.)
Etc, etc, etc.

Les esprits supérieurs qui pensent, en Occident, que les islamistes sont des enculeurs de chèvres crasseux et analphabètes, et que par conséquent, nous n’avons rien à en craindre, font une faute politique majeure. Si elle prévaut, leur arrogance les — et nous — perdra.

Cette arrogance, particulièrement en France, est un héritage de la mentalité coloniale. Elle pouvait être pertinente tant que les musulmans étaient contenus chez eux par le fusil, et que les Occidentaux n’avaient aucun état d’âme à employer la force la plus brutale pour défendre leurs intérêts et leur suprématie.
Dès lors qu’ils ont ouvert les portes à l’immigration de masse et se sont lié les mains par la chochotterie bisounoursique et droit-de-l’hommiste, prendre le musulman pour un con devient suicidaire.

Certes, pour une part, les musulmans sont des enculeurs de chèvres analphabètes, etc. Pour une bonne part, si vous voulez. Je ne discuterai pas des proportions, car cela n’a aucune importance, en l’occurrence.

Iadéconpartou.

Mais il y a des intelligents, aussi.

Il suffit qu’il y ait une poignée de chefs suffisamment intelligents, retors et résolus pour manipuler la masse, et ce genre de ricanement supérieur perd toute pertinence.
D’autant que les chefs ne manipulent pas que des enculeurs de chèvres, très loin de là.

Anjem Choudary, qui est un foux furieux en liberté en Angleterre et en Europe, et tient à peu près le discours d’Hitler, a fait des études de droit (en Angleterre, pas chez les Indiens Bororo). Les types qui ont foncé en 4×4 rempli de bouteilles de gaz piégées dans l’aéroport de Glasgow étaient médecins des hôpitaux (en Angleterre, pas au Waziristan).

Pouvez-vous me citer un seul parti politique français qui ait réussi à mettre en œuvre ses objectifs aussi bien que les islamistes ? La plupart disent un truc, et font le contraire.

Le niveau de réflexion stratégique des islamistes est très, très supérieur à celui des Occidentaux qu’ils cherchent à conquérir et à détruire. Et, pour l’instant, ça marche. Ils accumulent succès sur succès.
 »

[*’un attentat-suicide au suppositoire piégé contre le prince Mohammed ben Nayef, le ministre adjoint de l’Intérieur de l’Arabie Saoudite, chargé de la rééducation des terroristes repentis. C’est ce dont faisaient état les premiers compte-rendus de l’attentat. En fait, des informations plus récentes indiquent que le terroriste, Abdullah Hassan al Asiri, a rejoint un monde meilleur au moyen d’un slip piégé. Le frère du terroriste, qui a conçu cet ingénieux dispositif, est aussi celui qui a fourni son cale-burnes, conçu sur le même modèle, à Umar Farouk Abdulmutallab, qui a failli faire sauter l’avion dans lequel il se trouvait à destination de Detroit. Donc l’historiette islamique perd un peu en pittoresque, mais on reste dans l’obsession pipi-caca si caractéristique de nos amis musulmans. Et puis le lien entre les deux attentats est avéré. NDRM]
 

A l’audition de tant d’horreurs, les rares convives qui n’ont pas encore vomi préparent leur contre-attaque; ils se redressent nerveusement, se râclent la gorge avant de hausser le ton tout en restant dans des graves maitrisés afin de garder l’attention de leurs femelles, qui, malgré l’égalité en tout qu’elles on su affirmer avec brio, n’en demeurent pas moins sensibles et désarmées face aux arguments qui laissent poindre une menace un tant soit peu crédible, ces connes…

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