Ilys is back

Ilys est de retour à son adresse habituelle : http://ilikeyourstyle.net

The Uprooted ne sera plus alimenté mais pourra servir à l’occasion de blog de secours.

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J’ai pas eu la patience

Ici.

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L’ici-même

Dans 2000 m2, vous pouvez en mettre un tas de débiles. Vous ne les entassez pas, bien sûr, parce qu’ils sont tous paranoïaques, agoraphobes et dangereux mais la possibilité d’hébergement est estimable à une bonne centaine de personnes – si vous avez l’oeil pour ça.
Il y a la cafétéria et la cantine en bas, une salle média avec ordinateur et chaine hi-fi au second, une salle de jeux avec billard et baby-foot au troisième, une autre encore, parait-il cachée, où s’administrent électro-chocs et lobotomies expérimentales je ne sais où, et puis les chambres evidemment, sur trois niveaux.
Moi, je suis au premier.
Il y a la cour, pavée et vaste, des bancs un peu partout, des bouleaux, des roses, deux mares avec des poissons rouges et gris à la con dedans, les barbelés qui entourent la superficie totale de manière électrique… et puis le haut mirador avec un agent de sécurité armé jusqu’aux dents qui trône – et qui probablement écoute Europe1 ou RMC histoire de passer le temps en nous épiant avec ses jumelles.
J’aime à m’y promener le matin.
Tout ici est établit pour ne pas vous sentir oppressé, mal à l’aise ou déprimé: couleurs claires, architecture fluide et fleurs vives jusque dans les toilettes. Il n’est que les barreaux de votre fenêtre pour vous rappeler à votre triste condition de grand malade mental.
Vous pouvez aussi rencontrer des tas de gens intéressants si c’est votre truc. Qui travaillent ou bien résident. Le personnel donc, toujours à l’écoute, même la nuit où, d’un simple clic et sans même vous mouvoir de votre couche, un système électronique vous permet de faire appel à lui si une crise d’angoisse, votre grand-mère morte, le FBI ou des voix dans votre tête venaient à se manifester. Et les résidents ensuite, ceux du toisième: tueurs en série, cannibales, violeurs multirécidivistes d’animaux et d’enfants – que l’on croise assez peu finalement, mais qu’on aperçoit de temps à autre à la télévision; ceux du second: qui vivent dans le délire permanent, changent de voix et/ou de personnalité tous les quart d’heure, se prennent pour Napoléon ou Jimi Hendrix; puis mes semblables du premier: simples névrosés, suicidaires patentés et toqués en tous genre.
Je ne suis là que depuis quelques semaines, peut-être cet endroit finira t-il par me peser, mais Dieu comme il y fait bon vivre. La présence de drogues et d’infirmières de surcroît me rassure.
Je ne me souviens pas d’avoir jamais eu telle tranquilité d’esprit à vrai dire… en même temps je ne me souviens pas de grand chose concernant mon passé…
Serait-il profitable que je me rappelle?
Pour l’instant, je décide que non, et je reste assis sur mon banc, à nourrir tous ces gentils pigeons qui m’entourent. Il fait bon, le soleil au zénith, je me demande ce que le gros cuisinier qui sue nous a préparé pour déjeuner à la cantine.

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Retrouve-moi sur Meetic, comme des millions de célibataires…

 

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S’éclairer avec une lampe à huile

Du néolithique au XIXème siècle, soit pendant la majeure partie de l’histoire de l’humanité, l’éclairage s’est fait avec des lampes à huile. Outre le feu de bois ce fut longtemps le seul moyen efficace d’obtenir artificiellement de la lumière. Aux époques précédentes, on utilisait la graisse animale ou encore on confectionnait des torches de résine. Que ce soit pour la graisse animale ou l’huile végétale, on la disposait dans une pierre creuse. On déposait une tresse végétale dans l’huile et sur le bord de la pierre dont on enflammait le bout. Cette tresse pouvait être en roseau, en jonc, puis en chanvre, lin ou laine. Puis à partir du XVIIe siècle en coton. Cette dernière matière améliorant beaucoup la luminosité et la facilité d’emploi. Pour le récipient beaucoup de matériaux furent utilisés : pierre, terre cuite, fer, bronze, laiton, etc… Les huiles pouvaient être de noix, de colza, d’olive, etc… et à partir du XIXème siècle, de baleine. Aujourd’hui on utilise une huile minérale dérivée du pétrole.

Le principe est simple. La mèche trempe dans l’huile qui se gorge du liquide visqueux par capillarité. On allume le bout à l’air libre. L’huile étant assez difficile à enflammer à température ambiante, la flamme ne remonte pas le long de la mèche, et se consume doucement.


Lampe à graisse en grès rouge retrouvée à Lascaux, datée de 15 000 ans av. J.C.

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Dans la pratique, pour s’éclairer il suffit d’un récipient, d’un peu d’huile et d’un morceau de coton tressé. Un morceau d’aluminium, un morceau de lacet en coton, et l’huile des sardines faisant très bien l’affaire. La mèche reposera alors simplement sur le bord du récipient.

Pour une version un peu plus évoluée réalisée avec un couteau suisse :

On prend un bouchon dont on coupe une tranche de 5 ou 6 millimètres d’épaisseur.

Avec le poinçon on façonne un trou de part en part de la tranche pour faire passer la mèche. On prend garde à ce que le diamètre du trou reste légèrement inférieur à celui de la mèche pour la bloquer.

On passe la mèche, ici un simple bout de lacet en coton, dans le trou.

On recouvre le bouchon d’un bout de feuille d’aluminium, ou encore d’une rondelle, pour que le liège ou la matière du bouchon ne prenne pas feu. On met l’huile dans le récipient, ici de l’huile de colza, et la mèche dans l’huile.

On enflamme le bout de la mèche.

Pour cette quantité d’huile vous en avez pour plus de 8 heures d’éclairage. La combustion ne produit pas de fumée, on constatera juste un peu de suie sur le bord du récipient au bout de quelques heures. L’odeur dégagée n’est pas incommodante, elle se sent à peine en revenant dans la pièce. La lumière dégagée est assez importante rapportée à la rusticité du moyen d’éclairage. Il est possible de jouer sur la luminosité en mettant un peu plus de mèche au dessus du bouchon. La mèche se consumant aussi, même si imperceptiblement, elle demandera d’être tirée un peu au bout de quelques heures.

L’expérience pour un éclairage de fortune est très concluante. Le plus important pour que ça fonctionne, c’est la qualité de la mèche. Elle doit être assez poreuse pour que l’huile remonte par capillarité et se consume au lieu de consumer la mèche.

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Ramasse-tout ou Ma repentance sur le Front d’après

Oui, la corde au cou comme un bourgeois de Calais ou d’ailleurs, je me repens d’avoir un instant douté de cette vérité : il faut voter Marine Le Pen, non Bruno Gollnish.

Fou que j’étais. Quel égarement coupable ! quelle tragique méprise, quel manque de sens !

L’un de mes griefs malhabiles, fruits de ma méchanceté et de mon manque de sens national (on aura décidément tout dit ici), ce qui m’a égaré et m’a empêché de réagir en vrai national-lepéniste, c’est que j’avais vu quelque incohérence dans des propos vagues, qui pouvaient dire tout aussi bien que l’inverse.

Mais là où je ne voyais qu’incohérence et vague, les yeux bleus de Marine qui brillent d’une bonté nécessaire envers tout ce qu’elle peut accueillir de concours et de bonnes volontés voyaient plus loin que ma pauvre jugeotte. Comment en eût-il été autrement ?

Ainsi l’on voit aujourd’hui VoxNR et la LDJ se ranger ensemble — ensemble ! mesure-t-on bien le sens de ce mot et ce qu’il porte d’espoir ? — sous la bannière de la nouvelle sainte de la Patrie. Oh j’entends bien les quelques incrédules, les quelques mécréants, les quelques traitres, en un mot, qui soulignent que Marine n’aurait peut-être pas, réunies en sa personne, toutes les qualités pour prétendre être la nouvelle Jeanne d’Arc. Basse et vile attaque. Qui d’autre depuis la Pucelle a réussi ce tour de force d’enrôler sous sa bannière tout ce que le patriotisme compte, depuis les ligue communautaires jusqu’aux nationaux-révolutionnaires pro-palestiniens ?

Oh ironie ! c’est précisément là où, myope que je suis, je ne voyais que vague et brumes, c’est là que se révèle le génie clair de Marine et de ses partisans. Car ce n’est pas une simple rencontre qui fait voter Marine à la LDJ et à VoxNR — même si les premiers voteront dans les faits un peu moins, étant, j’imagine, moins fréquemment membres du Front national à jour de cotisation.

En effet : c’est avec des arguments semblables que la Ligue de Défense Juive et M. Bouchet invitent à voter pour la meilleure des candidates. Rencontre merveilleuse, que dis-je ? miraculeuse ! Quel Français, entre ces deux extrêmes, pourra rester insensible à une telle rencontre d’hommes et d’arguments ? Certes, on verra ça et là quelques différences de présentation, on croira même lire dans le texte publié par la LDJ un appel discret à Marine pour qu’elle épure M. Bouchet. Et dans la prose de VoxNR, il suffit de remplacer « compagnies transnationales » par finance juive ou « libéralisme » par banque israélite pour retrouver des accents qui pourraient légitimement inquiéter la LDJ. Vétilles… Dans un même mouvement montant des tréfonds du pays, dans un même appel à Marine comme dernier recours (M. Bouchet nous en presse assez, à la manière d’un vendeur d’immobilier qui vous explique qu’il faut vous dépêcher), dans ce mouvement d’espérances et de ferveurs marinistes, ce que j’aurais naïvement cru des incohérences comiques ou des symptômes de creux sont traités avec raison, avec raison nationale, avec raison patriotique, avec raison politique comme des points de détail qui ne doivent pas obscurcir l’espoir d’un Front rénové.

Et dans le texte même de M. Bouchet c’est M. de Benoist qui nous donne la formule finale de cette rénovation :

L’alternative à laquelle [le FN] se trouve confronté aujourd’hui de manière aiguë est toujours la même : vouloir encore incarner la “ droite de la droite ” ou se radicaliser dans la défense des couches populaires pour représenter le peuple de France dans sa diversité.

Votez, oui, votez Marine. Votez pour l’entrée de la diversité au Front National. Elle est NR, voyez son keffier, elle est LDJ, voyez sa kippa.

Votez pour la candidate officielle et omnibus.

Marine candidate officielle

Publié dans Bidou côté Pipole, et après?, Rachetons-nous | 135 commentaires